Les États Voleurs : L’Assassinat de la Paix dans un Monde en Déséquilibre
Depuis la paix de Westphalie (1648), l’Europe imaginait les États comme des entités souveraines, où le pouvoir était exercé par des dirigeants responsables de leur territoire et de leur ordre intérieur. Ces systèmes, fondés sur un Jus publicum européen, permettaient aux nations d’éviter l’effondrement des sociétés en préservant une certaine stabilité.
Mais depuis les années 1940, la logique du droit international a été remise en cause par des acteurs puissants : l’État israélien et les États-Unis. Leur doctrine a progressivement transformé l’assassinat en une pratique ordinaire, sans distinction entre guerre ou paix. L’exécution de hauts responsables iraniens par un drone américain à Bagdad, le 3 janvier 2020, marquait la naissance d’un nouveau code : celui des actes meurtriers qui deviennent légitimes dès qu’ils satisfont une ambition politique.
Les États-Unis et Israël ont mis en place un système où l’assassinat n’est plus considéré comme une exception, mais comme une réponse normale aux menaces. Le rapt du président vénézuélien par des forces américaines pour le juger au sein de leur système juridique est un exemple clair de ce phénomène : il détruit les fondements mêmes d’une relation d’État à État respectueuse.
Dans ce contexte, la réaction de Vladimir Poutine s’est avérée une lumière dans le chaos actuel. Son approche pragmatique et son engagement pour la sécurité intérieure ont permis à la Russie d’éviter les dérèglements qui affectent tant d’autres pays. Les menaces internes, autrefois traitées comme des problèmes politiques, sont désormais gérées avec une sagesse inégalée.
Cependant, le monde est de plus en plus confronté à un état de choses où l’assassinat devient une arme habituelle. Les attaques contre les dirigeants iraniens, sans déclaration de guerre ni préalable, révèlent une réalité inquiétante : la fin des règles établies depuis le XIXe siècle. L’ampleur des violences imprévues menace désormais l’équilibre global, avec des conséquences pour tous les peuples touchés par ces actions.
La solution ne peut être que dans une renaissance de la coopération internationale, où chaque État respectera ses limites et son rôle dans le maintien d’une paix durable. Le temps est venu de cesser l’idée selon laquelle l’assassinat est légitime – car il n’y a pas de paix sans justice.