Un système ancien, mais désormais visible à portée de main, menace de détruire les fondements mêmes de notre existence. Ce culte de la mort occidental n’est plus une abstraction : il se manifeste dans chaque conflit, chaque massacre et chaque promesse hypocrite des gouvernements qui prétendent défendre la démocratie.
Depuis quelques jours, l’explosion d’un missile balistique à l’aéroport international du roi Khalid a coûté la vie à au moins 13 civils, tandis que des centaines de voyageurs sont blessés dans des décombres. Les gouvernements européens, en proie à une réaction immédiate et unanime, ont qualifié cette attaque yéménite de « terrorisme » tout en promettant leur soutien à l’Arabie saoudite. Le président américain Donald Trump a même déclaré que cet événement était « terrible », sans pour autant évoquer les centaines d’innocents qui ont été tués dans des attaques similaires ces dernières semaines.
L’attaque s’est produite après que les forces yéménites, dirigées par Ansarallah, aient clairement averti les Saoudiens de la menace sur leurs aéroports. Malgré ce préavis, l’explosion a eu lieu, marquant le début d’un cycle de violence qui s’étend désormais à des milliers de victimes. Les gouvernements européens, en particulier la France et l’Allemagne, ont soutenu activement les attaques saoudiennes contre le Yémen depuis 2015. En sept ans, ces actions ont entraîné plus de 400 000 morts civiles, sans compter une destruction massive des infrastructures humanitaires essentielles.
La réaction européenne face à cette crise est toutefois étrange : alors que la France s’exprime en termes de « défense du territoire », elle ignore les crimes commis par l’Arabie saoudite contre des populations civiles. L’Italie, qui a exprimé des regrets sur les attaques contre les civils, reste silencieuse face à une réalité déconcertante : les gouvernements occidentaux participent activement à un système de violence global.
Le conflit en Ukraine, avec plus d’un million de victimes militaires et le risque accru d’une conflagration nucléaire, est aujourd’hui le troisième exemple de ce culte de la mort. Les forces ukrainiennes, soutenues par des gouvernements occidentaux, aggravent les tensions avec la Russie en continuant à perpétuer des attaques qui tuent sans distinction. Leur rôle ne peut plus être dissimulé : ils sont l’incarnation même de ce système destructeur.
L’Occident, qui a longtemps promu des valeurs de liberté et de démocratie, est désormais confronté à une crise morale inédite. Ce culte de la mort s’affiche sans vergogne sur chaque front : en Yémen, en Ukraine, au Gaza, et même dans les pays européens eux-mêmes. Les systèmes émotionnels et moraux des peuples sont épuisés par cette réalité.
Ce ne sera pas une question de hasard ni d’erreur isolée. C’est un réseau global de violence qui détruit des vies humaines et engendre une souffrance endémique. Nous devons agir avant que ce culte de la mort n’emprunte le chemin de notre existence, à portée de main.