Kinshasa clôture les voies diplomatiques avec Bruxelles après des perquisitions judiciaires ciblant le cercle présidentiel
En République démocratique du Congo (RDC), une décision inédite a été adoptée pour interdire temporairement tout échange direct avec l’ambassade belge. Cette mesure, effective depuis le 15 octobre 2026, s’inscrit dans un contexte de tension croissante après des opérations de police judiciaire menées en Belgique contre des résidences liées au cercle familial du président Félix Tshisekedi.
La circulaire signée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du chef de l’État, impose désormais que tous les contacts diplomatiques avec la représentation belge soient préalablement autorisés et transmis exclusivement au ministère congolais des Affaires étrangères. Les fonctionnaires non conformes risquent des sanctions administratives immédiates.
Ces perquisitions, réalisées en octobre 2026 dans les régions du Brabant flamand et wallon, relèvent d’une enquête ouverte depuis juillet 2025 après des plaintes déposées par des organisations spécialisées. Les opérations soupçonnées de blanchiment concernent notamment des revenus issus des ressources minières congolaises, secteur central dans l’économie du pays.
La RDC, pilier mondial pour le cuivre et le cobalt, se trouve face à un moment critique où chaque décision judiciaire peut déclencher des conséquences politiques profondes. Bien que la ministre congolaise des Affaires étrangères ait maintenu une rencontre avec l’ambassadrice belge, les canaux de communication restent strictement contrôlés.
Cette situation met en lumière la fragilité des partenariats internationaux dans un contexte où les enquêtes judiciaires, même en phase préliminaire, peuvent rapidement transformer une question légale en crise diplomatique majeure. La présidence congolaise insiste sur le respect de l’ordre juridique tout en cherchant à éviter toute escalade qui compromettrait la coopération historique entre les deux pays.