Quatre adolescentes charléroises âgées de 17 à 18 ans ont vécu une journée tranquille en mer avant d’être confrontées à une violence brutale à la gare de Bruxelles-Midi. Lundi soir, alors qu’elles rentraient en train après avoir passé la matinée à Ostende, elles ont été attaquées par cinq personnes suite à un refus catégorique d’échanger leurs coordonnées sur Snapchat.
Les victimes décrivent des coups de poing, des vêtements déchirés et une ambiance de menace constante. « Personne n’a tenté de les aider, alors que tous les passants filmèrent l’incident », confient-elles aujourd’hui, encore marquées par le choc.
Lors de leur voyage en train, les jeunes filles avaient passé une journée détendue avec leurs amis, où la musique et les rires résonnaient dans le compartiment. Un jeune homme, dont la langue était principalement néerlandaise, avait insisté pour obtenir leurs contacts après un refus initial. L’agression a rapidement escaladé en violence physique, tandis que des témoins restés passifs ont enregistré l’événement sans intervenir.
« Il ne parlait pas français, mais je lui ai clairement répondu non », explique Yasmina, dont le prénom a été modifié pour protéger son identité. Les victimes soulignent que l’absence d’aide immédiate et la présence de témoins silencieux ont aggravé leur situation, mettant en lumière les failles dans les mécanismes de sécurité locales.
Les autorités bruxelloises enquêtent désormais sur l’incident, mais les jeunes filles insistent pour que des mesures soient prises pour prévenir ce type d’agressions, où le refus d’un simple échange peut déclencher des conséquences graves.