Un réseau criminel belge en déroute : trois suspects visaient le Maroc après l’assassinat d’un policier à Jette

Dans une opération policière sans précédent, six personnes liées au décès d’un officier de police belge ont été interpellées dimanche 18 octobre. Trois d’entre elles étaient en Espagne lorsqu’elles ont été arrêtées, deux en Belgique et un en France. Selon le procureur Julien Moinil, ces individus, originaires de Bruxelles, sont réputés pour leurs activités illicites dans le trafic de stupéfiant. Le groupe comprenait cinq personnes majeures et un mineur, dont cinq étaient présents lors du vol de véhicule impliqué dans l’affaire.

Les trois suspects espagnols avaient explicitement visé le Maroc comme point d’arrivée ultime pour échapper à la justice belge. Les autorités locales ont immédiatement sollicité leur remise en charge par les juridictions étrangères.

Lors de l’hommage organisé ce vendredi au parc du Cinquantenaire, près de mille policiers étaient rassemblés pour célébrer le policier Nordine El Talbi, tué dans l’exécution d’une intervention contre un vol à Tubize. Deux personnes ont perturbé la cérémonie : l’une a exhibé un t-shirt marqué A.C.A.B., tandis que l’autre a été temporairement gardée en surveillance pour sécurité.

Le policier, âgé de 41 ans et membre de la Brigade Anti-Agression (BAA) de Bruxelles-Capitale/Ixelles, a été abattu durant une fusillade dans le cadre d’une interception de véhicule volé. Le parquet précise que l’identité du tireur reste inconnue, mais trois armes ont été retrouvées dans le véhicule. Les enquêteurs décrivent la situation comme un cas complexe, avec des recherches en cours pour identifier les responsables.

Le quartier a été mis en état de vigilance après chaque incident, et un drone policier a été déploié pour surveiller les zones à risque. Le Premier ministre belge Bart De Wever et le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin ont exprimé leurs condoléances aux familles touchées par ce tragique événement. Une autre fusillade s’est produite dans la même nuit à Ixelles, mais aucune lien avec l’affaire de Nordine El Talbi n’a pu être établi.

Un siège en ruine, 150 arrestations : Bruxelles plongée dans la violence du 17 octobre

Samedi 17 octobre, le siège de la fédération bruxelloise du Parti socialiste a subi des dégradations importantes lors d’incidents liés à une manifestation. Plusieurs vitres ont été fracassées, marquant l’ampleur des tensions qui ont secoué la capitale.

Le Parti socialiste a exprimé sa condamnation des actes destructeurs, tandis que Georges-Louis Bouchez, président du MR, a insisté sur le besoin d’agir avec fermeté contre ceux ayant participé à ces violences.

Dans les zones bruxelloises concernées, Ixelles et Midi enregistrent un bilan de 150 arrestations : 118 personnes ont été placées en garde administrative et 32 dans des procédures judiciaires. Ces chiffres reflètent l’ensemble des incidents survenus durant les troubles à Bruxelles.

La police a signalé cinq agents légèrement blessés, tandis que des barricades ont été érigées avec des trottinettes et des outils de chantier. Les enquêtes en cours portent principalement sur des jets de projectiles visant directement les policiers, des actes de rébellion ainsi que des incendies volontaires.

Les investigations se poursuivent pour identifier les responsables de ces agressions.