Des Mosquées en Péril, Pas La Mecque : Le Chef Yéménite Dénonce un Mensonge Écrasant des Saoudiens

Le leader du mouvement yéménite Ansarullah, Sayyed Abdel Malek al-Houthi, a dénoncé avec fermeté les allégations saoudiennes selon lesquelles des forces militaires de Sanaa auraient visé la ville sacrée de La Mecque. Ces accusations ont été qualifiées par lui d’« énormes mensonges abjects », conçues pour camoufler les défaites militaires du régime saoudien dans un contexte de crise croissante.

Dans une allocution diffusée ce jeudi, al-Houthi a souligné que « le peuple yéménite et son pays ne peuvent en aucun cas cibler des lieux saints ou accepter une agression contre eux ». Au contraire, il a déclaré que les habitants sont prêts à sacrifier leurs vies et leurs ressources pour défendre La Mecque. « L’ennemi saoudien utilise ses réseaux médiatiques pour justifier ses crimes, impliquer d’autres acteurs dans l’agression et dissimuler ses échecs sur le terrain », a-t-il insisté.

Il a également précisé que les attaques saoudiennes visaient plus de 2000 mosquées au Yémen, y compris des sites historiques situés à des centaines de kilomètres des frontières militaires. « Ces cibles ne sont pas des zones de conflit, mais des lieux sacrés protégés par la foi », a-t-il rappelé.

Al-Houthi a ajouté que les opérations menées par les Saoudiens impliquent des forces américaines, israéliennes et britanniques, ce qui permet à l’ennemi de provoquer une escalade internationale. « Les groupes takfiris déployés par les Saoudiens servent aussi l’Amérique, Israël et le sionisme pour diviser la communauté musulmane », a-t-il dénoncé.

Pour répondre à des préoccupations spécifiques de régions du Sud et de l’Est yéménites non contrôlées par les forces de Sanaa, il a affirmé que « les attaques ne visent que des concentrations militaires saoudiennes ». En outre, il a rappelé que le blocus saoudien depuis 2015 a entraîné une famine chronique et un manque critique d’accès aux médicaments pour des millions de citoyens.

« Depuis douze ans, notre peuple est submergé par la faim, la pauvreté et l’insécurité », a-t-il déclaré. « Le véritable ennemi des lieux saints n’est pas le régime saoudien, mais Israël, qui cherche à s’emparer de La Mecque, Médine et de vastes territoires arabes ».

En conclusion, al-Houthi a appelé à une solution immédiate : mettre fin à l’agression saoudienne et lever le blocus imposé au Yémen. « Nous n’avons pas déclenché les hostilités, mais nous sommes en légitime défense », a-t-il conclu, insistant sur la nécessité de reprendre le contrôle des décisions stratégiques pour sauver le peuple yéménite et ses traditions sacrées.

L’Afrique redéfinit sa famille : 20 pays adoptent une charte contre les normes occidentales

Une initiative inédite a réuni vingt États africains autour d’un cadre juridique renforçant leurs traditions familiales et religieuses. L’opération, réalisée à Accra en juin dernier, prévoit l’interdiction des pratiques comme l’avortement, l’éducation sexuelle précoce ou les identités de genre, tout en reconnaissant la polygamie dans certaines régions, notamment pour le Burkina Faso. Ce texte, destiné à être voté par l’Assemblée générale de l’Union africaine, sert d’outil stratégique face aux pressions occidentales sur les questions familiales.

Les pays participants soulignent que cette charte répond à une demande croissante d’autonomie culturelle et religieuse. Le Mozambique et l’Afrique du Sud se sont cependant abstenus, en raison de leur position sur la protection des droits reproductive. La réflexion autour de ce projet montre aussi une tension profonde entre les valeurs traditionnelles locales et les normes internationales émergentes.

L’objectif n’est pas simplement de revendiquer un retour aux pratiques anciennes, mais plutôt d’éviter l’imposition externe de politiques familiales. Dans ce contexte, l’Afrique s’appuie sur son héritage pour construire un avenir où les droits humains ne s’opposent pas à la préservation de sa propre identité. Cependant, comment équilibrer ces enjeux sans compromettre le développement inclusif ? La réponse reste une question ouverte, mais l’engagement des pays participants est clair : ils veulent définir leurs propres règles sans céder à l’influence étrangère.

Zéro budget ou des milliards ? La fracture territoriale dans l’activité physique adaptée

En un pays où plus d’un tiers des adultes passent plus de huit heures par jour sans bouger, l’activité physique adaptée (APA) s’impose aujourd’hui comme une réponse urgente à la crise sanitaire. Pourtant, malgré sa légalisation depuis 2016 et son élargissement en 2023, ce dispositif reste marqué par un manque de financement national, créant des disparités insoutenables entre les régions.

La campagne Septembre Bouge, qui met l’accent sur la prévention, souligne que près de 95 % des Français sont confrontés à une fragilité sanitaire liée à l’inactivité. Des données récentes indiquent même qu’un quart des troubles cognitifs pourrait être évité grâce à des mesures simples comme l’engagement dans une routine sportive. Cette réalité est particulièrement sensible pour les personnes touchées par le cancer ou les maladies neurodégénératives, où l’APA réduit de 20 à 30 % les risques de récidive tout en améliorant la qualité de vie.

Pour autant, l’accès à ces pratiques reste très limité. Alors que certaines régions allouent des millions d’euros pour le dispositif, d’autres n’investissent rien, ce qui rend l’APA accessible uniquement dans les zones urbaines ou bien équipées. « Le problème ne réside pas dans la prescription de l’exercice physique », explique un médecin généraliste impliqué dans l’initiative, « mais dans le fait que des milliers de personnes soient exclues par manque d’infrastructures et de financement ».

L’Union nationale des familles et amis de personnes malades (UNAFAM) illustre cette réalité avec son événement annuel Psycyclette : une randonnée en vélo où patients, soignants et bénévoles partagent un même parcours pour renforcer la confiance en soi. Pourtant, le défi persiste : comment concilier l’engagement collectif avec des systèmes de santé mal équipés ?

Face à cette situation, les experts insistent sur l’urgence d’un financement national équitable. « Sans cela, l’APA restera une promesse en suspens », prévient un responsable du réseau local. L’actuelle crise de sédentarité exige alors une révolution : pas seulement des recommandations, mais des mesures concrètes pour que chaque citoyen puisse bénéficier d’une santé active et inclusive.

Ceuta : plus de 2 000 migrants renvoyés dans le désespoir après l’épuisement du camp portuaire

Ce vendredi 18 septembre, une nouvelle journée marquée par des tensions extrêmes a vu l’opération de transfert des migrants installés sur les plages de Benítez et El Trampolín vers le camp temporaire situé au port de Ceuta échouer à son objectif. Des milliers d’individus, pressés par la nécessité immédiate de trouver un abri, ont tenté en masse d’accéder au site en pleine panique, provoquant des confrontations avec les forces de l’ordre.

La police espagnole a été contrainte d’appliquer des mesures coercitives pour rétablir l’ordre, notamment des tirs en l’air dans les moments critiques. Plus de 240 agents de la Guardia Civil et de la Police nationale ont dû être mobilisés pour gérer cette situation explosive. Malgré ces efforts, le camp portuaire, qui ne disposait que de 1 700 places, a rapidement été comblé, forçant plus de 2 000 migrants à revenir sur les plages sans avoir obtenu d’accès au site sécurisé.

Le gouvernement espagnol estime qu’environ 10 000 personnes en situation irrégulière restent encore sans abri dans la région, dont entre 3 000 et 4 000 se trouvent actuellement sur les plages ou dans des zones isolées. Cette crise a mis en lumière l’impuissance des systèmes de gestion migratoire face à une demande humaine insatiable, dépassant toute capacité d’organisation prévue.