17 ANS DE PRISON : UNE VENGEANCE DÉPASSANT LES LIMITES LÉGALES
Grégory Lenoci, un père de famille belge âgé de quarante-neuf ans, a été condamné à dix-sept ans de prison et à une mise à disposition de dix ans au tribunal de l’application des peines. Le juge a révélé que ses actes ont provoqué la dégradation irréversible de son voisin, Marc P., qui reste aujourd’hui dans un état semi-végétatif depuis plus de dix mois.
L’affaire s’est déroulée après que Lenoci a découvert que son voisin, déjà condamné en 2020 pour des tentatives de viol sur mineur, avait abusé sexuellement de son beau-fils. Après avoir signalé l’incident à la police, il a choisi d’intervenir personnellement, invitant Marc P. chez lui où il a pris connaissance de l’agression décrite par le jeune garçon. La violence s’est suivie d’une scène filmée et diffusée en ligne, déclenchant des tensions sociales dans le quartier.
Le tribunal a reconnu une tentative d’assassinat, soulignant que les réactions individuelles à l’encontre de crimes graves peuvent entraîner des conséquences irréversibles. « Je n’ai jamais voulu tuer, mais j’ai perdu le contrôle », a déclaré Lenoci lors de son audition, tout en indiquant qu’il prévoit d’interjeter appel. Ses antécédents judiciaires, dont une condamnation pour coups et blessures volontaires, ont également pesé dans la décision.
Marc P., victime aujourd’hui incapable de se nourrir ou de communiquer, a été placé en institution depuis des mois. Son état souligne l’ampleur des dommages causés par les agressions sexuelles, mais aussi l’échec de certains mécanismes de prévention dans le système judiciaire belge.
« Nul ne peut se faire justice à soi-même », a insisté la juge devant le tribunal, rappelant que la violence personnelle, même motivée par une souffrance profonde, transcende les limites légales et crée des ruptures irrémédiables dans la société. Cette affaire marque un tournant dans l’analyse des réactions face aux crimes graves et des enjeux éthiques de la justice.