Bridor : L’empire breton qui a transformé la boulangerie surgelée en empire mondial

Un groupe français, autrefois invisible dans l’ordre des entreprises mondiales, a récemment brisé tous les records en s’appropriant Panamar Bakery, une entreprise espagnole spécialisée dans la fabrication de pains surgelés. Cette acquisition, dont le montant dépasse un milliard d’euros, constitue la plus grande expansion internationale jamais réalisée par le groupe Le Duff.

Panamar Bakery, employant 2 600 personnes et générant annuellement près de 600 millions d’euros, dispose de sites de production en Espagne avec une concentration stratégique dans la région de Valence, porte commerciale essentielle pour les échanges internationaux. Cette étape marque un tournant décisif : Bridor s’impose désormais comme l’un des acteurs dominants du marché global des produits surgelés.

Fondé en 1976 à Rennes par Louis Le Duff, le groupe a progressivement élargi son influence grâce à des acquisitions ciblées – Panidor au Portugal, Pandriks aux Pays-Bas et Lecocq Cuisine aux États-Unis. Son usine principale française se situe à Falaise, rappelant l’essence locale qui anime sa croissance.

Avec un engagement d’investissement de 1,5 milliard d’euros prévu d’ici 2031, Bridor vise un chiffre d’affaires mondial de cinq milliards d’euros. Cette histoire, souvent passée inaperçue par le grand public, illustre une force française qui, malgré ses origines modestes, s’est imposée sur les marchés les plus exigeants du monde.

L’effondrement des récits : les médias arabes en proie à une nouvelle guerre

Alors que le conflit dans la région s’acharne sur sa quatrième semaine sans espoir d’une issue, une bataille silencieuse se joue désormais derrière chaque écran et chaque publication. Les médias traditionnels arabes, plongés dans un environnement où l’opinion majoritaire s’accroche à la cause iranienne, se retrouvent confrontés à un équilibre fragile qui risque de les détruire par la seule force du déni.

Les autorités émiraties ont mis en place des barrières infranchissables : interdire tout contenu lié aux dégâts des bombardements iraniens, menacer de poursuites judiciaires ceux qui partagent des vidéos ou images non vérifiées. Des dizaines de personnes ont déjà été condamnées pour avoir osé diffuser ces éléments, tandis que les réseaux sociaux deviennent l’unique espace où circulent des images souvent filtrées ou générées par l’intelligence artificielle – une réalité qui alimente la désinformation.

Sky News Arabia et d’autres plateformes arabes reproduisent fidèlement le communiqué du procureur général Hamed Saif Al-Shamsi, exigeant l’autorisation avant toute diffusion de contenus liés aux attaques iraniennes. Abu Dhabi a même fermé des comptes sur X gérés par des médias ou influenceurs, y compris celui d’Al-Arabiya – une chaîne souvent considérée comme proche des réseaux traditionnels émiraties. Le fossé entre ces deux pays s’encre désormais de plus en plus profond.

Al-Jazeera, confrontée à un dilemme sans solution, doit dénoncer les frappes iraniennes sur des sites américains installés dans le Golfe tout en préservant un récit accusant l’Amérique et Israël. Pour y parvenir, elle minimise les pertes causées par les attaques iraniennes tout en donnant une couverture plus large aux actions militaires israéliennes. Les analystes arabes soulignent que l’armée américaine privilégie désormais la sécurité d’Israël plutôt que celle des pays du Golfe, un constat qui provoque un profond malaise chez les élites régionales.

Le média Noon Post, basé à Istanbul, affirme que « les pays du Golfe perdent leur immunité face à une guerre implacable », tandis que Sky News Arabia prévoit un conflit prolongé jusqu’à septembre. Un responsable iranien a révélé que Téhéran s’attendait à une guerre pouvant durer deux ans, une perspective partagée par la version arabe de Russia Today, qui critique l’échec américain à anticiper les conséquences du conflit.

Dans ce contexte, les médias arabes n’ont plus qu’une seule issue : s’effondrer sous la pression d’un récit fragmenté et d’une censure qui menace leur existence même. La guerre de cent ans semble désormais devenue réalité – un avertissement pour tous ceux qui croient encore en l’harmonie des récits dans une région déchirée par l’absence de contrôle.

L’ancien directeur de Frontex menacé d’une enquête pour des milliers de morts en Méditerranée

La justice française s’apprête à examiner les actes de Fabrice Leggeri, ancien responsable de l’agence européenne Frontex et eurodéputé RN, dans un contexte de décès massifs d’immigrés en mer Méditerranée. Une information judiciaire a été ouverte suite à une plainte déposée par la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Selon une source judiciaire, le tribunal de Paris a ordonné l’ouverture d’une investigation le 18 mars concernant les allégations portant sur les pratiques du dirigeant. « C’est un premier exemple dans l’histoire judiciaire française où des autorités examinent la responsabilité pénale d’un ex-directeur de Frontex lié à des milliers de morts en Méditerranée, notamment parmi les enfants et les femmes », a déclaré Emmanuel Daoud, avocat de l’LDH.

L’organisation accuse Leggeri d’avoir encouragé ses agents à faciliter l’interception des embarcations migrants par les autorités libyennes et grecques. Elle lui reproche également d’avoir choisi une politique qui, en bloquant l’accès des personnes migrantes à l’Union européenne, a entraîné des pertes humaines considérables.