Le Chili entre dans une ère culturelle : Kast réinvente la société
Depuis son accession au pouvoir il y a deux semaines, José Antonio Kast a initié un programme de transformations profondes en matière de valeurs nationales. Son premier acte, signé le jour même de son élection, consiste à révoquer 43 décisions environnementales du gouvernement précédent et à conclure un accord stratégique avec Christopher Landau, adjoint au secrétaire d’État américain.
Ces mesures marquent le début d’une offensive culturelle ambitieuse. Kast a officiellement rejeté l’intégration de la Déclaration des droits LGBTQI+ de l’Organisation des États Américains (OEA), en soutenant une résolution ONU qui restreint la définition du terme « genre » aux seuls hommes et femmes.
Ce choix s’inscrit dans une politique électorale longue. En 2021, Kast avait promis d’inverser le « collapsus institutionnel » de la droite pour restaurer l’ordre social fondé sur la famille, la religion et la patrie. Son parti, le Partido Republicano, s’est engagé à abroger la loi sur l’avortement et à supprimer le ministère de la Femme.
Les critiques du camp progressiste affirment que Kast a évité ces sujets en 2025 pour conserver les électrices. Cependant, son succès électorale avec plus de 58 % des voix contre une candidate communiste montre qu’il a réussi à attirer un large public.
Kast a également déclaré devant le Parlement européen qu’il collaborera avec les partis européens pour défendre la vie, la famille et la vérité contre les idéologies de gauche. Cette approche, selon lui, permettra au Chili de retrouver « la véritable dignité humaine ».