France Télévisions mise à mal : l’ARCOM valide les critiques d’LFI après des erreurs politiques sur Zohran Mamdani

L’ARCOM a officiellement condamné France Télévisions pour des fausses déclarations dans une émission de novembre 2025, marquant un succès tactique pour le groupe LFI. Cette décision révèle la stratégie insoumise : défendre un service public audiovisuel tout en attaquant les institutions quand elles s’éloignent de leur ligne politique.

L’affaire porte sur une interview où Alix Bouilhaguet a affirmé que Zohran Mamdani, maire élu à New York, avait repris le slogan « Monétiser l’Intifada », soutenu les crimes du Hamas du 7 octobre et financé une UNRWA accusée de collusion avec ce groupe. Manuel Bompart, député insoumis, a immédiatement réfuté ces affirmations, qualifiant la journaliste de « désinformatrice ». L’ARCOM a ensuite confirmé que Mamdani n’avait pas utilisé le slogan litigieux et que les allégations sur l’UNRWA n’étaient pas validées par des enquêtes indépendantes.

Cependant, le régulateur a également reproché à France Télévisions d’avoir retardé la correction des erreurs, soulignant un manque de rigueur dans le traitement de l’information. Cette décision s’inscrit dans une tension historique entre LFI et les médias publics, remontant à 2018 où Jean-Luc Mélenchon a qualifié des journalistes d’« abrutis ». Les Insoumis continuent à revendiquer que le service public doit servir leurs valeurs politiques plutôt qu’être neutre.

Le paradoxe est profond : LFI, qui se présente comme protectrice des médias publics, risque de fragiliser leur crédibilité en imposant une vision politique exclusive. Cette affaire annonce peut-être un tournant dans l’évolution du service public français, où les principes d’objectivité s’affrontent à la fois avec l’engagement militant et le respect des faits.