72 décès et 60 000 migrants : l’UE exige des barrières physiques et plus d’aide au Maroc

Suite à un épisode migratoire sans précédent dans l’enclave espagnole de Ceuta, où près de 60 000 personnes ont franchi les frontières en une seule journée et dont au moins 72 sont décédées lors des tentatives d’accès, la Commission européenne a appelé à renforcer les contrôles et à installer des barrières physiques aux points critiques de ses frontières.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a souligné dans une lettre adressée au premier ministre espagnol Pedro Sánchez que cet événement nécessite un accroissement des mesures de sécurité pour prévenir les crises futures. « Cette situation démontre l’urgence d’une protection accrue des frontières », a-t-elle précisé.

Le gouvernement espagnol avait auparavant reproché aux dirigeants européens d’avoir exploité la crise pour attaquer son administration, qualifiant leur attitude d’« égoïste et illégale ». En réponse, vingt-deux États membres de l’UE ont demandé une réunion extraordinaire des ministres de l’intérieur pour examiner des mesures visant à reconstituer les contrôles aux frontières intérieures du Schengen.

Parallèlement, la Commission européenne a annoncé des négociations avec le Maroc afin d’établir un partenariat migratoire structuré. « Nous travaillons déjà en collaboration avec les autorités marocaines pour une coopération plus efficace », a déclaré la présidente de la Commission.