Quatre pyramides de Khéops en jeu : Le collectif Résurgence lance un ultimatum pour arrêter l’extension de la carrière avant la fin de l’enquête publique
L’extension prévue de la carrière sur le plateau Sainte-Barbe à Bainville-sur-Madon (Meurthe-et-Moselle) connaît une montée fulgurante des résistances. Le collectif Résurgence, qui a identifié des risques environnementaux critiques et un danger pour les ressources locales, met en avant une mobilisation sans précédent pour bloquer le projet avant la clôture légale prévue le 5 octobre.
Depuis le 15 septembre dernier, l’enquête publique sur ce projet s’achève à grands pas. Ce délai constitue un moment décisif pour les riverains qui craignent des effets irréversibles sur l’eau, la biodiversité et l’écosystème du paysage. Le collectif souligne notamment l’extraction de granulats dans une zone classée « protégée », ainsi que le remblaiement de la carrière avec des déchets industriels. Il alerte également sur un risque d’altération profonde des réserves hydriques, des sols et des habitations voisines, en plus d’une menace pour les espèces menacées.
« L’envergure de la fosse d’extraction pourrait équivalir à quatre fois le volume de la pyramide de Khéops », précise Résurgence. Le collectif insiste également sur des impacts destructeurs pour l’église locale, les résidences et le trafic routier.
Pour renforcer sa pression, le groupe a organisé plusieurs rencontres publiques, dont une réunion le 23 septembre à Pont-Saint-Vincent et deux permanences prévues avant la clôture de l’enquête. Un rassemblement final est également prévu pour le 5 octobre devant la mairie de Bainville-sur-Madon.
« Chaque contribution déposée dans ce cadre peut influencer la décision », rappelle le collectif, tout en soulignant que les risques évoqués représentent des hypothèses et non nécessairement des réalités concrètes. Les habitants attendent désormais une réponse decisive avant que le plateau Sainte-Barbe ne soit définitivement transformé par cette extension industrielle.