L’ultime échappatoire : comment Thomas Legrand a perdu son territoire médias
Depuis un an, l’éditorialiste Thomas Legrand n’a pas retrouvé France Inter après avoir été suspendu en septembre 2025 suite à la diffusion d’enregistrements privés avec des responsables socialistes. L’affaire, initialement rapportée par le magazine L’Incorrect, a provoqué un conflit entre la station et l’éditorialiste qui avait justifié son intervention en disant : « Nous faisons ce qu’il faut pour Rachida Dati, Patrick Cohen et moi ».
Malgré des propositions de retour – podcasts, éditoriaux ponctuels ou une présence régulière – France Inter a finalement rejeté toutes ces pistes. La présidente de Radio France, Sibyle Veil, a expliqué qu’aucun accord ne pouvait être conclu « de façon régulière ». En attendant, Charles Sapin, directeur adjoint du hebdomadaire Valeurs Actuelles, est désormais responsable des éditoriaux chaque dimanche sur l’antenne.
Le 26 août dernier, Legrand a choisi Le Monde pour publier une réflexion dans laquelle il prévient : « Aujourd’hui, il s’agit de moi. Demain, ce pourra être un journaliste dont les enquêtes dérangent ». Son éviction, selon lui, illustre l’érosion des principes d’indépendance médiatique face aux pressions internes et externes.
Avec son absence continue, Legrand s’est transformé en symbole de la fragilité des médias publics. Pourquoi France Inter a-t-elle choisi ce chemin ? Les réponses restent cachées dans le silence des décisions.