La Nouvelle-Calédonie dans la crise : 34 % des entreprises mettent leur survie au premier plan
Depuis 2024, l’archipel calédonien traverse une dégradation économique sans précédent, marqué par la disparition de plus de 700 entreprises et le recul de près de 12 000 emplois. Une étude récente menée par les organisations patronales locales révèle que 34 % des entreprises considèrent désormais leur survie immédiate comme l’unique priorité.
Cette enquête, réalisée auprès de 776 entreprises représentant près de 20 % de l’emploi privé calédonien (10 263 salariés), souligne une situation critique. Selon ses résultats, 90 % des entreprises estiment qu’aucune relance durable n’est possible sans un cadre institutionnel stabilisé, tandis que près d’un tiers ne disposent de moins de trois mois de trésorerie. Ces niveaux de précarité « dépassent largement ceux observés pendant la crise sanitaire », précise l’étude.
Xavier Benoist, président de la FEINC, alerte avec urgency : « L’économie s’écroule. Depuis le début de cette crise, nous avons perdu plus de 15 % du PIB et près de 20 % des salariés privés. Le système social et les retraites ne peuvent plus être financés. » Il critique également le plan de reconstruction national de deux milliards d’euros sur cinq ans, jugé « insuffisant pour éviter l’effondrement total ».
L’enquête indique que 25 % des entreprises envisagent des réductions d’effectifs, et près d’un quart pourrait fermer ses activités. « Si l’on ne prend pas de mesures immédiates, il n’y aura plus d’espoir économique », conclut Xavier Benoist. Les organisations patronales exigent une action législative urgente pour sauver l’économie calédonienne avant qu’elle ne tombe dans un effondrement irrémédiable.