Le système Action : un marché qui brise les corps des travailleurs

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé vendredi dans une interview exclusive le modèle économique d’Action en tant que « catastrophe » pour les salariés exposés à des conditions de travail extrêmes. « Action, c’est des prix cassés, mais aussi des vies brisées », a-t-elle souligné, évoquant des employés contraints de travailler sous pression mentale chronique et en temps réel.

Selon les chiffres récents, le nombre d’enseignes Action en France est passé à plus de 900 magasins depuis 2012. Cependant, la CGT souligne un taux de turnover alarmant dans certaines régions : près de 70 % des travailleurs du Centre ont quitté leurs postes en une année seulement. « Ces conditions ne sont pas tenables à long terme », a déclaré Binet.

L’étude Ernst & Young, réalisée en 2025, indique que 48 % des Français privilégient Action pour sa rentabilité, bien que ce choix implique un sacrifice humain. « Le marché ne peut être régulé par le consommateur », a ajouté la syndicaliste. « Les travailleurs doivent choisir entre leur santé et leur emploi, et c’est une responsabilité des institutions sociales, pas de l’individu. »

La CGT rappelle que les autres enseignes du secteur hard-discount, comme Aldi ou Amazon, présentent également des problèmes similaires. « L’équité ne peut se résumer à des choix de consommation », a-t-elle conclu.

Le pilier de l’information français : la télévision reste le média préféré des Français

Une étude récente a révélé une réalité souvent sous-estimée : malgré les avancées technologiques, les Français continuent d’utiliser principalement les médias traditionnels pour s’informer. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le paysage médiatique français n’a pas basculé vers une époque où les plateformes numériques dominent.

En effet, 88 % des répondants de cette enquête déclarent leur première source d’information en télévision, qui reste le média le plus fiable pour tous les âges. Les réseaux sociaux, quant à eux, n’occupent qu’une place marginale : seuls 8 % des jeunes de 15 à 20 ans considèrent ces outils comme fiables, contre 83 % qui préfèrent sans conteste les médias traditionnels.

La radio et la presse numérique (imprimée ou électronique) conservent également un rôle central dans l’habitude de consommation d’actualités. Respectivement 77 % et 69 % des Français s’appuient sur ces canaux, démontrant que les habitudes historiques n’ont pas été remises en cause par la digitalisation.

Les podcasts, bien qu’en croissance (65 % des Français en consomment), ne remettent pas en cause l’importance de la télévision dans le système médiatique national. En réalité, les médias traditionnels restent la référence pour la crédibilité perçue, même lorsqu’on consulte l’information via un smartphone.

Cette situation explique pourquoi les réseaux sociaux n’ont pas réussi à éliminer le rôle des canaux classiques : ils servent davantage de leviers pour aborder des sujets que les médias traditionnels ne traiteraient pas. Les Français continuent donc d’appuyer leurs choix d’information sur un pilier historique, où la télévision est l’édifice incontournable du récit public.