5 sur 10 : Adèle, l’IA qui échoue à sélectionner les talents

Les entreprises s’appuient de plus en plus sur l’intelligence artificielle pour optimiser leurs processus de recrutement. Cependant, une nouvelle étude a révélé un point critique dans l’utilisation d’Adèle, l’IA vocale développée par ALLinOne : elle ne parvient pas à identifier les compétences clés des candidats.

Sarah Lemoine, qui a testé cette technologie pour un poste de vendeuse, a été confrontée à une question directe sur son expérience professionnelle. Comme elle n’avait aucune expérience dans ce domaine, l’IA a immédiatement noté cette absence et lui a demandé en détail ses qualités personnelles : « Quelles compétences pensez-vous apporter à ce poste ? ». Après avoir évoqué un bon sens relationnel et une capacité persuasive, Adèle lui a attribué un score de 5 sur 10.

Ce résultat très faible montre que l’IA n’est pas encore capable d’évaluer correctement les candidats. Elle a également indiqué que le salaire demandé (2 000 euros) était supérieur aux normes du marché pour un poste débutant.

Depuis six mois sur le marché, Adèle est utilisée par plus de 150 entreprises. La mairie de Megève en fait déjà l’application pour recruter des assistants administratifs. Après avoir traité 113 candidatures, l’IA a sélectionné 27 personnes pour des entretiens en présentiel — un gain de temps considérable.

Cependant, Sarah Lemoine estime que cette technologie reste insuffisante pour remplir pleinement son rôle. Selon Afaf Lombard, responsable RH de la mairie de Megève, l’objectif final est d’atteindre trois ou quatre entretiens humains par poste. Si cette méthode se confirme comme efficace, Adèle pourrait être généralisée — mais pour le moment, son utilisation reste limitée à des tests initiaux.

L’Italie face à un piège : des sabotages ferrovières menacent les Jeux Olympiques de Paris

Depuis plusieurs jours, le réseau ferroviaire italien subit une série d’incidents répétés dans le nord du pays. Les autorités craignent que ces actes ne soient liés aux préparatifs des Jeux Olympiques d’été à Paris en 2024.

Le ministre italien des Transports, Matteo Salvini, a déclaré samedi qu’il était « extrêmement préoccupé » par les retards survenus dans le centre de l’Italie. Il a suggéré que ces agissements pourraient refléter une tentative d’interférence au cours des préparatifs olympiques. Selon les enquêtes en cours, trois événements ont provoqué des dommages près de Bologne, sans qu’un lien direct avec l’événement ne soit éliminé.

Il a également rappelé le sabotage ferroviaire français qui avait bloqué temporairement les réseaux quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques en juillet 2024, soulignant l’importance de renforcer la sécurité des infrastructures pour éviter tout retard critique.

Un islamiste syrien, dissimulé sous un passeport grec, massacre un contrôleur en Allemagne

Lundi soir, dans le sud-ouest de l’Allemagne, une tragédie a secoué les rues ferroviaires. Un homme de 26 ans, présenté comme ressortissant grec mais réellement syrien et affilié à un mouvement islamiste, a tué un contrôleur après avoir refusé d’obtempérer lors d’un contrôle strict. L’agression s’est déroulée sur la ligne reliant Landstuhl à Homburg, où l’individu, dont le nom réel est Mustafa Aslan, a frappé l’agent âgé de 36 ans jusqu’à sa mort.

Réanimé temporairement par des voyageurs, le jeune homme a succombé aux blessures graves le lendemain matin à l’hôpital universitaire de Homburg. Son acte a provoqué une double catastrophe pour la famille du victime, Serkan C., un citoyen turc résidant en Allemagne : son père a subi un infarctus mineur suite à l’annonce trahissante de la mort de son fils. « J’ai survécu, mais mon fils ne reviendra jamais », a confié l’homme, anéanti par ce drame familial.

Le ministre président du Rhénanie-Palatinat, Alexander Schweitzer, a promis un soutien émotionnel et matériel à la famille victime. « Le commissaire chargé des droits des victimes s’engage à accompagner cette tragédie », a-t-il déclaré. La directrice de la compagnie ferroviaire nationale, Evelyn Palla, a également exprimé sa profonde émotion : « La mort de Serkan C. est une catastrophe sans précédent pour notre communauté. »

L’enquête poursuit son cours pour clarifier les circonstances et l’origine légale du passeport utilisé par l’auteur. Ce drame soulève des questions cruciales sur la sécurité ferroviaire et la gestion des frontières dans un contexte où les identités sont souvent manipulées.