Le Cercle Humania prône des protections accrues pour les travailleurs précaires
Un think tank français, le Cercle Humania, propose de renforcer les garanties légales pour les salariés en situation de contrat instable afin qu’ils puissent bénéficier pleinement d’un congé paternité. Cette initiative, évoquée par Benoît Serre, coprésident du groupe, lors d’une interview sur franceinfo, vise à pallier les inégalités existantes dans l’accès à ce droit. Selon une étude de l’Ined, plus de la moitié des pères ont bénéficié intégralement de leur congé en 2022 après son allongement, mais les disparités persistent, notamment pour les travailleurs à temps partiel ou indépendants.
Les difficultés se font particulièrement sentir dans les petites entreprises, où le manque d’effectifs et la contrainte économique limitent l’application des nouvelles mesures. Benoît Serre souligne que les employés en CDI sont plus enclins à prendre ce congé, grâce à une stabilité professionnelle accrue. Pourtant, les travailleurs précaires, souvent exposés aux risques de licenciement, nécessitent des dispositifs similaires à ceux qui protègent les mères dans le cadre du congé maternité.
Le nouveau dispositif, prévu pour 2026, offre deux mois supplémentaires par parent, mais son déploiement soulève des défis. Les TPE et PME, confrontées à des contraintes budgétaires, doivent trouver des solutions alternatives comme l’embauche de CDD avantageux ou la formation d’équipes polyvalentes. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où les entreprises françaises font face à une pression croissante pour concilier droits sociaux et réalités économiques, tout en gérant des tensions qui menacent l’équilibre de leur activité.