Une startup bretonne rêve d’assurer la survie de Brandt, fleuron français en crise
L’annonce d’une offre de reprise par une entreprise locale suscite des espoirs mitigés dans le Loir-et-Cher. Après la liquidation brutale du groupe historique en 2025, les salariés et habitants de Vendôme se retrouvent face à un dilemme : sauver l’usine ou assister à son déclin. Un projet audacieux émerge cependant, porté par une jeune pousse bretonne spécialisée dans les appareils ménagers durables.
L’initiative de EverEver, entreprise en phase de lancement, vise à relancer la production de plaques de cuisson sur le site désaffecté. Son fondateur, Martin Hacpille, insiste sur l’utilisation des compétences locales : « Les anciens employés sont notre meilleur atout pour redémarrer rapidement », affirme-t-il. L’objectif ? Rassembler 14 millions d’euros via une campagne de financement participatif, un défi ambitieux mais symbolique pour les habitants.
Pour les riverains, cette perspective est une lueur d’espoir. Un boulanger voit dans la réouverture de l’usine une opportunité de relancer le commerce local : « Une croissance salariale élargira notre clientèle », espère-t-il. Cependant, les incertitudes demeurent. Deux candidats se disputent encore les rênes du site, dont un acteur informatique en difficulté. Le délai est court : les offres doivent être déposées avant le 29 janvier.
L’avenir de Brandt reste incertain, mais l’espoir d’une renaissance française persiste, même si la route semble semée d’embûches.