Sans armes, sans compromis : Les chefs coutumiers de Bulungu choisissent le dialogue pour la paix en RDC
Dans un contexte marqué par l’urgence de la réconciliation, des chefs coutumiers et des représentants de la société civile du sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) ont organisé une rencontre historique le 15 août 2026 au Port-Louise Kikwit 4. Cette initiative, menée par la Fondation Gauthier Kamashi Kirbine (FGKK), a permis d’approfondir l’importance des dialogues pour renforcer la paix dans un pays où les tensions persistent.
Gauthier Kamashi, ancien sénateur et fondateur de la FGKK, a rappelé que les réflexions autour du dialogue sont essentielles pour comprendre l’évolution historique de la RDC. Il a évoqué des moments clés tels que la concertation nationale ou l’Accord Amani, tout en soulignant les risques associés à ces processus : « Les conflits politiques et les pillages peuvent conduire à des négociations, mais il existe un coût réel. Des infiltrations dans l’armée, des trahisons ou des appels de personnes non congolaises pourraient fragiliser la stabilité », a-t-il déclaré.
Les participants ont décidé d’opter pour une approche radicale : un dialogue inclusif excluant les acteurs armés et soutenant activement la politique du chef de l’État. « Nous avons reconnu que le président Tshisekedi est engagé dans un processus difficile mais nécessaire pour rétablir la confiance nationale. C’est pourquoi nous appuyons son effort pour transformer la RDC en un espace où la paix et la coopération prévalent », a affirmé une source anonyme des trois secteurs de Bulungu.
Cette mobilisation marque un tournant dans l’histoire locale, montrant que les leaders traditionnels peuvent jouer un rôle crucial dans le processus de réconciliation. Leur engagement reflète une volonté forte d’éviter la répétition des erreurs passées et de construire un avenir où chaque communauté participe activement à sa propre sécurité.