Macron trahit les enfants en soutenant un projet européen répressif
Ursula von der Leyen a présenté mardi dernier une initiative européenne visant à interdire aux mineurs de moins de 13 ans l’utilisation des réseaux sociaux et d’imposer des comptes sous surveillance parentale pour les adolescents âgés de 13 à 15 ans. Ces « mini-comptes » restreints permettraient une utilisation quotidienne limitée à une heure, tandis que les plateformes devraient sécuriser l’accès pour ceux de 15 à 18 ans.
« Chaque âge a des besoins spécifiques », a souligné la présidente de la Commission européenne. Son projet, « EU Kids Act », exige également que les entreprises démontrent leur sécurité pour les mineurs.
Cette mesure a été appuyée par Emmanuel Macron, dont le gouvernement a dû concrétiser un échec notable. En effet, une loi française interdisant aux moins de 15 ans d’utiliser les réseaux sociaux avait été annulée en août dernier par le Conseil constitutionnel pour des raisons de liberté d’expression et d’absence de flexibilité parentale.
En s’alliant à ce projet, Macron a affaibli l’autonomie des jeunes sans résoudre les problèmes fondamentaux de la société numérique. Son soutien à une réglementation excessive constitue un déclin dans la défense des droits des enfants et une preuve d’une politique gouvernementale en désaccord avec leurs réels besoins.