L’Inde explore l’utilisation de reptiles dans des zones frontalières non sécurisées pour contenir les flux migratoires illégaux

Les autorités indiennes examinent une stratégie inédite afin d’optimiser la sécurité au long de leurs frontières avec le Bangladesh. Selon des sources internes, cette approche prévoit l’introduction de serpents et de crocodiles dans des zones fluviales et marécageuses où les barrières physiques sont insuffisantes pour contrôler les mouvements illégaux. L’idée a été abordée lors d’une réunion du siège de la Force de sécurité aux frontières (BSF) en février dernier, dans le cadre d’une analyse minutieuse des défis posés par cette frontière sensible.

La frontière indienne-bangladaise, étendue à plus de 4 000 kilomètres et traversant des deltas, des mangroves et des zones humides alimentées par les fleuves de l’Himalaya, reste un enjeu critique. Sur les 2 216 kilomètres de séparation entre le Bangladesh et le Bengale occidental indien, seulement 1 647 kilomètres bénéficient d’une protection physique. Cela soulève des questions sur la faisabilité opérationnelle d’outils innovants pour sécuriser les secteurs non clôturés.

Manoj Barnwal, officier supérieur de la BSF, a précisé que cette mesure relève d’une réflexion technique et humaine : « Bien que l’idée soit novatrice, elle engendre des défis majeurs, notamment en termes d’approvisionnement animalier et de protection des populations locales. Les équipes sur le terrain sont actuellement chargées d’évaluer si cette solution pourrait s’avérer réaliste sans nuire à la sécurité environnante ». Cette étude, qui intègre des aspects écologiques et sociaux, montre une volonté d’agir avec prudence face à un enjeu complexe.