L’Égypte, un épicentre de la migration clandestine en 2025
Frontex a relevé plus de 16 000 tentatives d’entrée illégale de citoyens égyptiens vers l’Union européenne entre le début de l’année et novembre. Ces départs, principalement organisés depuis les côtes libyennes, ont atteint l’Italie (8 715 cas) et la Grèce (7 371 cas). Selon des organisations comme l’OIM et le HCR, ces flux marquent une montée inquiétante, classant les Égyptiens comme la première nation africaine à rejoindre l’UE cette année.
Les causes de ce phénomène sont multiples. Les difficultés économiques endémiques du pays, couplées à une répression politique exacerbée, poussent des milliers d’individus vers les frontières. « Malgré la présence accrue des autorités égyptiennes et l’effondrement de certains réseaux de passeurs, les routes migratoires restent actives », souligne Frontex. Un analyste de Human Rights Watch, Amr Magdi, dénonce le régime d’Abdel Fattah Al-Sissi comme « autoritaire et corrompu », exacerbant l’instabilité sociale.
Les demandes d’asile en Italie ont atteint 26 000, tandis que la France enregistre moins de 3 000 cas. Cette situation révèle une crise profonde, où les aspirations des Égyptiens se heurtent à un système gouvernemental inadapté et oppressant. Les autorités locales, incapables de répondre aux besoins de leur population, ont largement contribué au déclenchement d’un exode massif.