L’Algérie et la Belgique entrent dans une nouvelle ère migratoire après un accord historique

Ce mardi 31 mars 2026, les autorités belges et algériennes ont conclu un pacte de réadmission visant à retrouver des ressortissants algériens en situation illégale. Ce dispositif répond à une problématique longtemps ignorée : jusqu’à présent, l’Algérie avait été rarement impliquée dans les processus de renvoi de ses citoyens, ce qui a aggravé la crise migratoire en Belgique.

Dans un contexte marqué par une surpopulation pénitentiaire explosive, près de 780 personnes déclarées algériennes sont actuellement en détention. Plus de 700 d’entre elles n’ont pas de titre de séjour valide. Des sources indiquent également que des centaines de détenus dorment depuis plusieurs jours sur des matelas posés au sol dans les centres pénitentiaires.

En 2025, près de 2 251 Algériens ont été ordonnés de quitter le territoire belge. Après une rencontre entre la ministre belge d’Asile et Migration, Anneleen van Bossuyt, et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, l’accord a été formalisé avec satisfaction. Cette initiative marque une rupture décisive dans les relations migratoires bilatérales, offrant enfin un chemin concret pour résoudre un conflit qui avait duré des années.