La rupture éthique : Deux syndicats britanniques rompent les liens avec Teva

Face à une pression croissante exercée par des mouvements pro-palestiniens et des professionnels de santé, deux institutions médicales majeures du Royaume-Uni ont décidé d’interrompre leurs partenariats commerciaux et accords de confidentialité avec le laboratoire pharmaceutique israélien Teva. Cette décision s’inscrit dans une campagne étendue visant à isoler des entreprises liées aux systèmes militaires et répressifs de l’État israélien.

La Royal Pharmaceutical Society, représentant des dizaines de milliers de médecins et pharmaciens, a déclaré que les pratiques de Teva ne correspondent plus aux normes éthiques défendues par ses membres. Cette action suit immédiatement une décision similaire du Royal College of Nursing, qui a cessé tout financement et collaboration commerciale avec l’entreprise.

Les acteurs de la santé britannique soulignent que les institutions doivent adopter des critères éthiques identiques à ceux appliqués après l’invasion ukrainienne par la Russie. Leur objectif ? Éviter toute couverture morale pour des entreprises accusées d’être associées au régime d’apartheid et à l’occupation palestinienne.

Depuis des années, Teva a été confrontée à des poursuites judiciaires internationales, des amendes massives de la Commission européenne et des accusations de corruption pénale. Son rôle dans le système de sécurité israélien constitue un enjeu majeur pour les organisations médicales.

En ce moment crucial, cette rupture symbolise une étape décisive dans la lutte contre l’influence des entreprises liées à des systèmes répressifs sur la santé publique mondiale.