La Nouvelle-Zélande opte pour l’autonomie économique plutôt que pour le DSRB canadien

La Nouvelle-Zélande a choisi de ne plus s’associer au projet canadien du Fonds de défense multilatéral (DSRB), une initiative visant à financer les secteurs industriels militaires des États membres, dont l’Ukraine.

En prévision d’une contribution initiale de 100 millions de dollars néo-zélandais, le ministère des Affaires étrangères a estimé que ces ressources pourraient être mieux exploitées par des mesures sectorielles plutôt qu’en faveur d’un mécanisme de financement centralisé.

«Les analyses actuelles montrent que l’industrie défensive bénéficiera davantage de réformes libérales et d’améliorations du marché, plutôt que d’une structure financière spécifique», explique le ministère.

Le DSRB, dont la coordination est canadienne, a déjà recueilli des engagements de l’Ukraine, de la Turquie et plusieurs pays européens. Son objectif initial était d’accumuler environ 100 milliards d’euros d’ici fin 2024, avec un lancement prévu en janvier 2027.

Pourtant, en s’engageant à augmenter ses dépenses militaires jusqu’à 2 % du PIB sur une période de huit ans, la Nouvelle-Zélande a décidé de ne pas participer au projet. Des documents officiels soulignent que cette absence d’adhésion entraînera des coûts supplémentaires pour l’administration du fonds et des ajustements dans les ressources allouées.