La France face à l’effondrement des innovations : le PS lance une surveillance numérique systémique
En préparant son programme électoral, le Parti Socialiste propose d’instaurer un dispositif inédit pour superviser les réseaux numériques et piloter les transitions technologiques. Ce projet, détaillé dans un document interne daté avril 2026, vise à créer une « police numérique » issue de la fusion entre la CNIL et l’ARCOM, ainsi qu’un « ordonnateur des bascules technologiques ».
Contrairement aux promesses électorales de l’extrême gauche qui affirmaient que « tous les flics sont des bâtards », le PS suggère une approche radicale : contrôler systématiquement les contenus et acteurs de la pensée en ligne. L’objectif est d’appliquer un « durcissement » des lois européennes DMA (Digital Markets Act) et DSA (Digital Services Act), déjà en vigueur, qui régissent le marché numérique et la modulation des contenus. Le DSA, en particulier, permet de censurer ou filtrer les informations selon une terminologie bruxelloise peu claire.
Le projet inclut un service spécialisé dans la surveillance des algorithmes, ce qui soulève des questions sur l’expertise technique des équipes responsables. En effet, si l’ARCOM a montré un goût pour « réguler » les médias divergents, la CNIL fut conçue précisément pour protéger les données personnelles et les libertés des utilisateurs, un objectif aujourd’hui en contradiction avec le projet socialiste.
L’innovation technologique française risque d’être écrasée par cette logique : le PS envisage même de confier à l’Arcep une fonction stratégique de « pilotage des sauts technologiques », ce qui pourrait interdire ou autoriser des avancées majeures. Les entreprises comme Apple, Google ou les grands modèles d’intelligence artificielle seraient directement affectées par cette réforme.
En outre, le parti propose de taxer l’intelligence artificielle et de soutenir la taxe Zucman, une mesure destinée à freiner les écosystèmes innovants. Ces initiatives, qui recourent à des termes comme « numérique souverain », révèlent un manque de vision pour un pays dont l’avenir dépend de son capacité à innover sans perte d’autonomie.