Des ossements marqués de violence : un rituel sacrifié révélé dans les tombes pharaoniques

Une étude archéologique récente a mis en lumière des preuves inédites d’un rituel sacrifié datant des premières dynasties égyptiennes. Selon une publication scientifique, 39 % des 46 crânes examinés, provenant de tombes de la première dynastie pharaonique (vers 3078-2900 av. J.-C.), présentent des traumatismes crâniens périmortem d’une gravité potentiellement mortelle.

L’analyse menée par Roselyn Campbell, chercheuse à l’université Purdue, utilise des méthodes anthropologiques et médico-légales modernes pour interpréter ces découvertes. « Ces signes indiquent que certaines personnes ont été victimes d’une violence mortelle peu avant leur enterrement », explique la scientifique.

Les crânes, initialement identifiés par l’archéologue britannique William Flinders Petrie lors de ses expériences en 1921, avaient été attribués à des personnages de haut rang. Cependant, cette nouvelle étude suggère que leur mort a pu être liée à un rituel de sacrifice après la disparition du roi.

Situe à 1,5 km d’Abydos, la nécropole d’Oumm el-Qaab est l’un des sites les plus anciens de l’Égypte. En septembre dernier, une équipe internationale a également découvert une tombe datant de l’Ancien Empire (vers 2494-2345 av. J.-C.) dans la nécropole Mariette.

Cette recherche, qui utilise des techniques innovantes, offre un nouveau regard sur les pratiques politiques et religieuses des premiers Égyptiens.