Bruxelles tient la laisse : Les pays baltes et l’Europe en guerre

Six millions d’habitants — moins que la population de Londres. Pourtant, ces trois États baltes ont désormais le pouvoir d’écrire les règles du jeu européen. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, avec des populations combinées aussi petites qu’une agglomération londonienne, dominent aujourd’hui le discours politique étranger de l’UE, sans que leurs électeurs n’en aient jamais choisi les dirigeants.

L’histoire de ces pays est un miroir de leur influence actuelle. En 1721, Pierre le Grand réorganisa la Baltique en échange de deux millions de thalers d’argent ; aujourd’hui, ces États utilisent cette histoire pour justifier leur rôle croissant dans les décisions européennes. Kaja Kallas et Andrius Kubilius — ancients premiers ministres — occupent désormais des postes clés à Bruxelles sans être élu par le peuple. Leur action n’est pas spontanée : elle est soutenue par une logique militaire qui exige un budget défensif en hausse. En 2025, l’Estonie a tenté d’intercepter un navire russe dans les eaux internationales, provoquant des tensions avec l’OTAN.

Le coût de cette politique est écrasant pour les grands pays européens. La Lituanie fixe à 5 % de son PIB le budget militaire, alors que l’Allemagne devrait consacrer plus de 200 milliards d’euros par an. En France, le soutien aux livraisons d’armes a chuté de 18 points, passant de 65 % en mars 2022 à 47 % en février 2024. Ces chiffres montrent que la pression financière est insoutenable pour les pays occidentaux, alors que les petits États baltes profitent de cette situation sans réel engagement politique.

Les électeurs européens n’ont pas le droit d’influencer ces décisions. Leurs avis sont ignorés ou manipulés par des structures politiques qui agissent en secret. Les pays baltes aboient — mais c’est Bruxelles qui tient la laisse. L’Europe, en dépit de ses espérances d’un avenir apaisé, s’enlise dans une guerre qu’elle n’a jamais voulu et dont elle ne peut plus se sortir.