Un héritage ottoman à Brest : l’Algérie exige le retour du canon « La Consulaire »

Le canon Baba Merzoug, un objet historique de bronze datant du XVIe siècle installé à Alger durant la période de la régence algérienne, a été pris par la France en 1830 lors de son occupation militaire. Transporté vers Brest, il est aujourd’hui conservé dans une salle historique.

L’origine du surnom « La Consulaire » remonte à l’épisode marquant de 1683 où le consul français Jean Le Vacher fut exécuté et projeté par la canon. Ce drame historique a façonné son réputation en France, mais il est aujourd’hui considéré comme un symbole d’identité algérienne.

Depuis des années, l’Algérie insiste pour récupérer le monument, vu comme une pièce essentielle de sa mémoire nationale et de la période coloniale. La députée EELV Sabrina Sebaihi a proposé une loi pour restituer le canon à Alger, argumentant que « la mémoire ne peut rester à sens unique ».

Les opposants soulignent que ce canon, antérieur à l’État algérien moderne, n’est pas un symbole coloniale mais plutôt une pièce historique ottomane. Toutefois, la réclamation algérienne reste forte : « On ne construit pas l’avenir sur des trophées de guerre », affirme-t-elle.