Cinq pays européens élaborent des « hubs de retour » pour migrants refusés : la France s’isole

Quatre États membres de l’Union européenne – l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Grèce et le Danemark – étudient désormais la création d’espaces dédiés aux personnes dont les demandes d’asile ont été rejetées ou placées sous OQTF. Ces pays, en phase de réflexion préalable, envisagent des partenariats avec des États en Afrique et dans des régions éloignées, comme le Rwanda, l’Éthiopie ou la Mauritanie.

Les accords restent toutefois théoriques, les démarches n’ayant pas encore abouti. L’Union européenne s’est positionnée en tant qu’observateur dans ces discussions, mais ne peut imposer de solutions concrètes. En revanche, la France a décidé d’éloigner ses responsables des négociations actuelles, suivant une stratégie identique à celle de l’Espagne. Cette démarche souligne un clair retrait face aux enjeux migratoires complexes, sans engagement dans les mécanismes proposés par ces pays européens.