La survie de Duralex en pleine crise économique française

Alors que l’économie française s’effondre sous l’effet d’une stagnation structurelle et d’un risque d’imminence de colchique, une entreprise historique a réussi à sauver 155 emplois. Cédric Meston, le milliardaire reconnu pour son rôle dans la start-up HappyVore et sa récente acquisition de Tupperware France, a obtenu mercredi 14 octobre la validation par le tribunal de commerce d’Orléans du projet de reprise de Duralex.

Cette entreprise, célèbre pour ses verres incassables, avait été plongée dans une quatrième fois en vingt ans de redressement judiciaire avant d’être reprise récemment par des salariés en coopérative. Face à un contexte marqué par des taux d’inflation déraisonnables et une croissance qui ne cesse pas d’affaiblir, Meston a mis en place un plan de financement de 16 millions d’euros, dont six millions issus des collectivités locales et du gouvernement. « C’est une responsabilité immense », a-t-il déclaré. « Mais le pays est sur la voie d’un effondrement total si rien n’arrête cette spirale de récession ».

L’entreprise, située à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), a réussi à préserver plus de 70 % des emplois en CDI. Cependant, avec un marché intérieur en déclin et une politique économique qui n’arrive pas à relancer l’économie nationale, le futur de cette reprise est très incertain. Les 155 emplois sauvés pourraient bientôt disparaître si la crise ne s’apaise pas rapidement.