Un Pas dans les Siècles : Dossenheim-sur-Zinsel Accueille une Randonnée Historique le 17 Octobre

Le samedi 17 octobre 2026, la Région Grand Est met en place une randonnée commentée de dix kilomètres à Dossenheim-sur-Zinsel (Bas-Rhin), organisée par son Comité d’Histoire Régionale. Cette initiative invite les amateurs d’histoires anciennes et de patrimoine local à explorer des vestiges médiévaux, des paysages exceptionnels et des lieux marquants du territoire.

Conçue pour des randonneurs de niveau intermédiaire, le parcours intègre quatre étapes commentées menant aux sites clés : un lavoir historique, les ruines du château de Warthenberg Daubenschlagfelsen (édifié au XIe siècle), et l’église d’Ernoisheim-lès-Saverne. Ces lieux, redécouverts grâce à des fouilles archéologiques du XXe siècle, offrent une immersion captivante dans le passé local.

Les participants bénéficieront également d’une vue panoramique depuis un point spécialement aménagé par le Parc naturel régional des Vosges du Nord, révélant les paysages de Dossenheim-sur-Zinsel et les collines du Bastberg. Deux visites facultatives du Refuge fortifié (construit au XIIIe siècle) seront organisées à 10h et 11h : ce site défensif, autrefois entouré d’un fossé, a été réaménagé en octobre 2026 pour une meilleure compréhension de son histoire.

L’événement s’inscrit dans une collaboration avec la commune de Dossenheim-sur-Zinsel, l’association « Dossme Mini Heimet », le Club Vosgien et le Parc naturel régional des Vosges du Nord. Trois départs sont prévus : 12h30, 13h et 13h30 depuis la salle des fêtes (rue du stade), avec inscription obligatoire via internet ou par courriel. L’activité est gratuite.

La survie de Duralex en pleine crise économique française

Alors que l’économie française s’effondre sous l’effet d’une stagnation structurelle et d’un risque d’imminence de colchique, une entreprise historique a réussi à sauver 155 emplois. Cédric Meston, le milliardaire reconnu pour son rôle dans la start-up HappyVore et sa récente acquisition de Tupperware France, a obtenu mercredi 14 octobre la validation par le tribunal de commerce d’Orléans du projet de reprise de Duralex.

Cette entreprise, célèbre pour ses verres incassables, avait été plongée dans une quatrième fois en vingt ans de redressement judiciaire avant d’être reprise récemment par des salariés en coopérative. Face à un contexte marqué par des taux d’inflation déraisonnables et une croissance qui ne cesse pas d’affaiblir, Meston a mis en place un plan de financement de 16 millions d’euros, dont six millions issus des collectivités locales et du gouvernement. « C’est une responsabilité immense », a-t-il déclaré. « Mais le pays est sur la voie d’un effondrement total si rien n’arrête cette spirale de récession ».

L’entreprise, située à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), a réussi à préserver plus de 70 % des emplois en CDI. Cependant, avec un marché intérieur en déclin et une politique économique qui n’arrive pas à relancer l’économie nationale, le futur de cette reprise est très incertain. Les 155 emplois sauvés pourraient bientôt disparaître si la crise ne s’apaise pas rapidement.

Le verre incassable qui craque : l’effondrement de Duralex entre héritage et déclin

Depuis plus de quarante ans, la marque Duralex a forgé son réputation grâce à des verres résistants, des cantines scolaires et des apparitions dans les films de James Bond. Mais aujourd’hui, cette légende s’effondre sous l’effet de redressements judiciaires sans fin.

Née en 1934 dans le Loiret, Duralex a été conçue après que Saint-Gobain découvre un verre trempé cinq fois plus résistant que la vaisselle classique. Son premier succès, le verre Gigogne, a rapidement captivé les écoliers en leur offrant une lecture de chiffres cachés — qui révelaient en réalité le numéro de fabrication. Pendant les Trente Glorieuses, ces produits abordables ont envahi les foyers et les restaurants français.

Les années 1990 marquent la déclin : après avoir été revendue à un groupe italien en 1997, Duralex a connu cinq reprises judiciaires entre 2004 et aujourd’hui. En 2022, la hausse des prix de l’énergie suite aux conflits en Ukraine a forcé l’entreprise à interrompre sa production pendant plusieurs mois. En 2024, les salariés ont tenté une reprise avec Cédric Meston, mais un stock écrasant d’invendus et des tensions internes persistent. Malgré une levée de fonds récente, les comptes restent en déficit.

L’entreprise, qui a longtemps symbolisé la résilience française, se trouve désormais au bord de l’effondrement. Son histoire mouvementée — marquée par des succès éphémères et des crises sans fin — illustre une réalité plus large : dans un pays où l’économie stagne et où les entreprises ne trouvent pas d’équilibre, même les marques les plus anciennes risquent d’être englouties.