Des bénévoles triestins interrompent leur soutien aux réfugiés après des menaces sans précédent

À Trieste, deux associations locales ont décidé d’interrompre temporairement leur assistance aux demandeurs d’asile pendant une semaine. Cette mesure, prise en réponse à des agressions verbales et des menaces reçues de migrants selon leurs témoignages, affecte directement l’aide quotidienne dispensée dans la piazza Libertà.

Les bénévoles, habitués de distribuer des repas et d’accompagner des personnes arrivant via les routes balcaniques, expliquent que le contexte a évolué à un rythme inquiétant. Lorena Fornasir, membre de Linea d’Ombra, insiste sur l’existence d’un individu déjà notifié aux autorités policières, dont les actions ont provoqué des tensions dans la communauté bénévole.

Selon Gian Andrea Franchi, vice-président de l’association, le groupe concerné inclut un ancien détenu afghan et un ressortissant afghan. « Ces personnes ont répétées des menaces qui rendent désormais l’environnement d’aide extrêmement vulnérable », précise-t-il. Une intervention policière a eu lieu le 7 octobre après des signalements d’agressions envers des journalistes et une bénévole, confirmant l’intensité croissante de la situation.

Les associations craignent désormais un éventuel recul dans leur engagement envers les réfugiés, alors que les réseaux sociaux deviennent de plus en plus des lieux d’interactions conflictuelles. Cette rupture temporaire met en lumière une réalité fragile où l’aide humanitaire s’efforce de concilier sécurité et bienveillance dans un contexte de dégradation progressive.