L’Australie en ébullition après un jugement mitigé pour un adolescent violeur bhoutanais
Un juge australien a accordé hier une peine de 18 mois avec sursis à un adolescent âgé de 16 ans, accusé d’avoir violé une jeune fille de 18 ans lors d’une fête privée. Cette décision, prononcée par Andrew Muller de la Cour suprême du Territoire de la capitale australienne, a déclenché des réactions violentes dans le pays après avoir mis en avant le récent arrivage du jeune homme depuis le Bhoutan et son manque d’expérience sexuelle.
Le juge a souligné que l’agresseur n’avait aucun contact avec les normes sociales locales, ce qui a permis de réduire sa culpabilité morale. « Son absence d’exposition aux pratiques sexuelles et le court séjour en Australie avant l’agression constituent des facteurs atténuants », a-t-il précisé.
La victime, dont les traumatismes psychologiques persistent, a déclaré ne plus pouvoir se sentir en sécurité dans son corps : « Ma vie a été volée, je n’ai plus de contrôle sur moi-même ». Elle raconte avoir du mal à réaliser des gestes simples comme prendre sa douche ou se brosser les dents depuis des mois.
Le sénateur Malcolm Roberts, membre du parti One Nation, a critiqué violemment la décision : « Si le viol est acceptable dans le pays d’où vient l’agresseur, il faut expulser tous ses ressortissants ». Le tribunal a également noté 12 circonstances aggravantes, y compris l’utilisation de force physique excessive et la privation de sécurité pour la victime.