5 sur 10 : Adèle, l’IA qui échoue à sélectionner les talents

Les entreprises s’appuient de plus en plus sur l’intelligence artificielle pour optimiser leurs processus de recrutement. Cependant, une nouvelle étude a révélé un point critique dans l’utilisation d’Adèle, l’IA vocale développée par ALLinOne : elle ne parvient pas à identifier les compétences clés des candidats.

Sarah Lemoine, qui a testé cette technologie pour un poste de vendeuse, a été confrontée à une question directe sur son expérience professionnelle. Comme elle n’avait aucune expérience dans ce domaine, l’IA a immédiatement noté cette absence et lui a demandé en détail ses qualités personnelles : « Quelles compétences pensez-vous apporter à ce poste ? ». Après avoir évoqué un bon sens relationnel et une capacité persuasive, Adèle lui a attribué un score de 5 sur 10.

Ce résultat très faible montre que l’IA n’est pas encore capable d’évaluer correctement les candidats. Elle a également indiqué que le salaire demandé (2 000 euros) était supérieur aux normes du marché pour un poste débutant.

Depuis six mois sur le marché, Adèle est utilisée par plus de 150 entreprises. La mairie de Megève en fait déjà l’application pour recruter des assistants administratifs. Après avoir traité 113 candidatures, l’IA a sélectionné 27 personnes pour des entretiens en présentiel — un gain de temps considérable.

Cependant, Sarah Lemoine estime que cette technologie reste insuffisante pour remplir pleinement son rôle. Selon Afaf Lombard, responsable RH de la mairie de Megève, l’objectif final est d’atteindre trois ou quatre entretiens humains par poste. Si cette méthode se confirme comme efficace, Adèle pourrait être généralisée — mais pour le moment, son utilisation reste limitée à des tests initiaux.