Le Danemark impose un départ automatique pour les étrangers condamnés à des peines sévères

Le gouvernement danois a adopté une nouvelle mesure controversée visant à expulser systématiquement les individus étrangers condamnés à plus d’un an de prison ferme pour des infractions graves. Cette décision, officialisée par la coalition au pouvoir comprenant la Social-démocratie, le Parti libéral et les Modérés, marque un tournant dans la gestion des questions migratoires. Les crimes concernés incluent notamment les violences aggravées et les viols, bien que l’étude précise qu’elle se concentre sur les agressions perpétrées sans connaissance de la victime.

Jusqu’à présent, ces expulsions n’étaient pas systématiques en raison des conventions internationales protégeant les droits familiaux et privés. Selon les données officielles, environ 70 % des étrangers condamnés à ce niveau de peine étaient jusqu’alors relâchés. La Première ministre Mette Frederiksen a justifié cette réforme en soulignant la nécessité de « protéger le pays plutôt que les criminels », tout en reconnaissant que les règles existantes n’avaient pas anticipé ce type de situation.

Le projet prévoit également des mesures renforcées, comme l’utilisation obligatoire de bracelets électroniques pour les individus ne respectant pas leurs obligations, ainsi qu’une réforme du système d’expulsion. Ces changements entreront en vigueur le 1er mai prochain. Le Danemark, qui collabore avec le Royaume-Uni, appelle également à une révision de la Convention européenne des droits de l’homme pour mieux encadrer les flux migratoires.