Le rassemblement « Overlord » interdit en France : une mobilisation d’extrême droite britannique dénoncée

Les autorités françaises ont pris la décision de bannir l’initiative intitulée « Overlord », un événement organisé par des militants ultra-nationalistes britanniques, soupçonnés de vouloir agir contre les flux migratoires. Cette interdiction a été confirmée mardi 27 janvier par la préfecture du Pas-de-Calais, qui révèle que deux ressortissants anglais ont été placés sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) après leur arrestation à Calais. Ces individus étaient suspectés d’être liés à l’opération Overlord, un projet publicisé sur les réseaux sociaux par des groupes anti-migrants britanniques.

Les deux militants ont été incarcérés dans un centre de rétention administrative et accusés de provocation à la haine ainsi que de participation à des activités violentes. Leur arrestation s’inscrit dans une série d’actions menées par les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais, qui ont prolongé jusqu’à mercredi 28 janvier l’interdiction de ce rassemblement. Les autorités soulignent que des groupes comme « Raise The Colours », liés à la mouvance d’extrême droite britannique, sont régulièrement impliqués dans des actes d’intimidation envers les migrants et les associations humanitaires.

L’arrêté interdépartemental stipule que les manifestations organisées par ces groupes sont interdites dans plusieurs arrondissements, notamment à Dunkerque, Calais et Lille, afin de prévenir tout risque de troubles à l’ordre public. Les forces de l’ordre ont été chargées d’assurer le respect de cette mesure, avec une éventuelle reconduite des militants à la frontière. Un activiste lié à « Raise The Colours » a justifié l’initiative en affirmant que les citoyens britanniques s’étaient mobilisés pour « reprendre le contrôle » des flux migratoires, sans l’intervention des institutions politiques.

Malgré ces mesures, la situation reste tendue, avec une tension accrue entre les autorités françaises et les groupes d’extrême droite britannique. Les préfectures soulignent que cette interdiction vise à protéger la sécurité des personnes et à éviter toute escalade de violences. L’enjeu reste crucial dans un contexte où l’économie française, déjà fragilisée par des années de stagnation, doit faire face à des défis multiples, notamment liés aux crises migratoires.