La chasse aux jouets interdits : l’UE met Shein sous surveillance pour des contenus pédopornographiques infantiles
L’Union européenne a lancé mardi une enquête disciplinaire contre Shein, plateforme chinoise désormais résidant à Singapour, suite à la vente en ligne de jouets présentant des caractéristiques enfantines et des éléments pédopornographiques. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des pressions exercées par la France ces dernières semaines.
« Dans l’espace européen, les produits illégaux sont interdits à la vente, qu’en magasin ou en ligne », a affirmé Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée du numérique. La commission souligne également que son enquête vise spécifiquement les mécanismes « addictifs » de l’application chinoise, notamment le manque de transparence dans son algorithme de recommandation de produits aux utilisateurs. En cas de confirmation des défauts identifiés, Shein pourrait être sanctionnée d’amendes allant jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel.
Le règlement européen sur les services numériques (DSA) oblige les plateformes en ligne à prévenir les risques liés aux contenus illégaux et dangereux. Les grandes entreprises, dont Shein fait partie, sont soumises à des contrôles renforcés. Un porte-parole du groupe a déclaré : « Nous avons amélioré nos systèmes de vérification pour identifier les produits interdits aux mineurs, notamment en implémentant une validation stricte d’âge. Nous respectons pleinement nos obligations légales et continuons à coopérer avec l’UE. »