Le roi Mohammed VI condamne les décisions judiciaires espagnoles qui bloquent le rapatriement des mineurs depuis Ceuta
En pleine tension migratoire, le roi Mohammed VI a dénoncé vendredi 9 octobre à Rabat que la coopération actuelle entre le Maroc et l’Espagne « a atteint ses limites ». Cette affirmation s’est fait dans le cadre de l’ouverture de la nouvelle législature marocaine, après des flux massifs de migrants vers l’enclave espagnole de Ceuta cet été.
Lors de son discours au Parlement, le souverain a salué les progrès accomplis contre l’immigration irrégulière tout en critiquant certaines lois et jugements espagnoles qu’il qualifie d’obsolètes. « Ces obstacles », a-t-il insisté, « empêchent la retour des mineurs et de personnes qui usurpent le statut de réfugié, alimentant ainsi les réseaux criminels ».
Selon des données officielles, plus de 70 000 personnes ont traversé la frontière marocaine-espagnole en juillet. Si la plupart sont reparties, plusieurs milliers de mineurs restent dans l’enclave. Rabat a également rejeté les accusations des partis d’opposition espagnoles selon lesquelles le Maroc aurait facilité ces déplacements.
Le roi a affirmé que le partenariat avec l’Espagne reste un choix souverain, sans compromis ni pression extérieure. Il a annoncé une nouvelle approche de coopération centrée sur la stabilisation régionale et le développement conjoint des deux pays.