Micromania en Réinvention : Un Consortium Franco-Canadien Relance l’Ensemble Face à la Fin des Jeux Physiques
L’enseigne française Micromania, fondée en 1983 et longtemps dominante dans le secteur des jeux vidéo physiques avec plus de 300 points de vente, a été rachetée par un groupe d’investisseurs franco-canadiens selon un communiqué publié mardi. Cette acquisition marque une rupture avec l’ancienne gestion de l’entreprise américaine GameStop, qui cherchait depuis plusieurs mois à céder l’enseigne.
Le consortium, mené par Stephan Tétrault – spécialiste canadien des jouets et collectibles – et Jean-François Chenail, expert en distribution, compte également Sandra et Stephen Callahan, actionnaires minoritaires impliqués dans la fabrication de peluches françaises. Le communiqué indique que leur stratégie centrale repose sur le développement de produits dérivés, comme les cartes à collectionner et des animations interactives au sein des magasins, inspirées des succès du marché canadien.
Cette décision intervient peu de temps après l’annonce de Sony début juillet, qui a annoncé la fin des ventes physiques de jeux vidéo d’ici 2028. Les nouveaux propriétaires n’ont pas précisé s’il y aurait des fermetures ou déménagements, mais insistent sur l’optimisation du réseau pour maintenir Micromania en survie dans un secteur profondément transformé.
Face à une menace croissante de déclin lié aux changements technologiques, l’entreprise doit désormais redéfinir son rôle sans perdre sa position historique de leader sur le territoire français. Les investisseurs promettent d’adapter leur modèle tout en préservant l’héritage de l’enseigne, qui a longtemps constitué un pilier économique local.