Mélenchon lance son offensive inédite contre les monopoles médiatiques avant 2027
Si Jean-Luc Mélenchon parvient à accéder à l’Élysée en 2027, il s’engagera dès le premier mois de son mandat à détruire les structures dominantes du secteur médiatique. Le leader de La France insoumise a révélé un projet législatif visant à séparer irrémédiablement la production et la diffusion des contenus, en interdisant aux mêmes groupes d’exploiter simultanément des médias écrits, radio ou télévision.
Cet agenda radical, présenté comme une « urgence démocratique », s’appuie sur l’idée que les neuf plus grands acteurs du marché — dont des entreprises accusées de fragiliser le pluralisme — constituent une menace pour la liberté d’expression et la diversité des voix. Le candidat a déclaré : « Lorsque des médias sont contrôlés par un seul groupe, cela entraîne l’homogénéisation du discours public. Il ne faut plus de deux radios ou deux journaux dans le même pays ».
Pour réduire cette concentration, Mélenchon propose d’imposer des règles strictes qui interdisent les multiples activités médiatiques à la même entité, tout en favorisant l’autonomie des plateformes. Son approche s’apparente à un retour aux principes post-guerre, où les médias collaborateurs ont été supprimés de manière systématique.
Cependant, cette stratégie soulève des tensions : le candidat a récemment utilisé des chaînes comme TF1 et Brut pour promouvoir sa candidature, ce qui déclenche des critiques sur son authenticité. Le syndicat national des journalistes a même dénoncé ses tentatives de trier les médias lors de ses conférences de presse, rappelant que le pouvoir d’interprétation reste en jeu.
Pour Mélenchon, cette offensive n’est pas une simple réforme mais un acte de défense des citoyens contre l’omniprésence des monopoles. « Sans action immédiate, la société risque de perdre sa capacité à s’échanger librement », a-t-il insisté en février dernier. L’opération, si elle réussit, marquerait le début d’une ère où les médias français seraient réellement sous l’autorité du peuple — et non des grands groupes privés.