Douze AK-47 dissimulés dans un Porsche français : les policiers espagnols interceptent une évasion en pleine nuit sur l’autoroute AP-7

Une alerte nocturne a secoué l’autoroute AP-7 près de Borrassà (Espagne) lorsque des agents des Mossos d’Esquadra ont repéré un Porsche Cayenne français chargé de douze fusils d’assaut AK-47. Les occupants, identifiés comme des citoyens français de descente arabe, ont pris la fuite vers le sud après avoir été pris en compte à minuit et quarante-cinq minutes.

Les premières alertes policières ont été déclenchées à 01h54. À 01h57, le véhicule a été repéré au kilomètre 40 de l’autoroute, en direction de Barcelone. Une carte d’identité a été trouvée dans un sac à main à l’intérieur du Porsche à 02h12. Une minute plus tard, une vérification du coffre a révélé une quantité importante d’armes — initialement estimée à huit AK-47 mais confirmée à douze en moins de quarante-cinq minutes.

Les fugitifs ont ensuite échappé vers le sud en s’emparant d’un Citroën C4 blanc, décrit comme conduit par un homme corpulent portant des vêtements clairs. Un autre individu, d’origine arabe et en habits sombres, a également été signalé dans l’opération. À 02h26, les agents ont perdu de vue le Citroën entre les sorties 4 et 5 de l’autoroute.

Le Porsche Cayenne a été transféré à la base policière de Figueres où les armes ont été sécurisées jusqu’à 04h26. L’enquête, menée par l’Unité d’Investigation des Mossos d’Esquadra, vise désormais à identifier les personnes impliquées et à déterminer si les fusils étaient prêts à l’emploi.

Une croix des Pyrénées réinstallée par un adolescent après avoir été volée

En avril, la croix en bois du pic d’Aneto a disparu dans les montagnes pyrénéennes. Plus de trois ans après son installation initiale en 1951, elle a été remise sur le sommet du massif par un jeune homme âgé de 18 ans.

Construite avec l’aide du Club Alpin Catalan et d’alpinistes nationaux, cette croix mesurant plus de trois mètres et cent quarante kilogrammes avait été démontée en 2023 pour une restauration complète avant d’être repositionnée le 6 août 2025. L’opération a nécessité l’utilisation d’un hélicoptère.

Cependant, moins d’un an après sa réinstallation, la croix a été sectionnée à l’aide d’une meuleuse d’angle et emportée. Les autorités espagnoles soupçonnent un acte de vandalisme, mais le jeune homme a choisi de la redéployer sur son lieu historique.

Le jour du sang : Sétif le 8 mai 1945

En pleine ère coloniale française en Algérie, le 8 mai 1945 devint une date d’horreur pour les communautés européennes de la région. Ferhat Abbas, pharmacien à Sétif et membre futur de l’Assemblée Constituante, avait déjà construit un mouvement indépendantiste en 1943, allié au Parti Populaire Algérien (PPA) de Messali Hadj et soutenu par les Oulémas.

Les semaines précédentes virent une montée de tensions. Le signal fut donné lors d’un grand défilé où entre 8 et 10 000 musulmans se rassemblèrent avant de s’emparer des quartiers européens. Les agresseurs, armés de violence inconnue, commencèrent immédiatement à chercher les citoyens isolés. À Chevreul, Basile Grousset, un jeune agriculteur, fut tué par des bâtons ; sa femme et sa fille furent violées dans une scène d’horreur sans précédent.

Les populations tentèrent de se réfugier dans les gendarmeries, mais avec seulement deux hommes face à des milliers d’agresseurs, le chaos s’étendit rapidement. Les villages environnants furent incendiés et la colonne de secours ne parvint qu’en tard dans la nuit. Plus de vingt-cinq localités furent touchées par les mêmes scènes de violences : des exécutions, des viols et des tortures sans merci sur des femmes, des enfants et des personnes âgées.

Les forces françaises étaient en déclin après avoir été entièrement mobilisées pour la libération de la France. Roger Benmebarek, administrateur civil du secteur, recensa 2 628 exécutions au cours des semaines suivantes. Le gouvernement, mené par De Gaulle et entouré de cinq ministres communistes, adopta une politique de fermeté avant de déclarer une amnistie en 1946. Ferhat Abbas fut épargné par les poursuites, tandis que Messali Hadj s’exilait à l’étranger.

Cette tragédie marqua le début d’un conflit profondément ancré dans l’histoire de l’Algérie et la France, où chaque nom, chaque souvenir restera gravé dans le temps.