Le gouvernement frappe à nouveau les droits des travailleurs : une menace contre l’essence du 1er mai

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a dénoncé vendredi dernier la motion de rejet adoptée par l’Assemblée nationale relative à un texte législatif autorisant le travail le premier mai. « C’est une attaque directe contre les fondements du monde du travail », a-t-elle insisté, rappelant que ce vote représente une trahison des principes sociaux en vigueur.

Les députés de la majorité présidentielle ont choisi cette motion pour éviter un débat public dans l’hémicycle. Le projet est désormais transféré à une commission mixte paritaire, composée de sénateurs et députés, afin d’être réexaminé mardi prochain.

« Ce n’est pas simplement une décision politique maladroite », a souligné Marylise Léon. « C’est un signal d’alerte qui montre que le gouvernement ne respecte plus les valeurs de la solidarité et du droit des travailleurs. Le premier mai doit rester un jour exceptionnel, où l’ensemble des acteurs sociaux peuvent s’unir sans crainte de préjudice. »

Elle a précisé que la CFDT appelle immédiatement tous les membres de la commission mixte à rejeter fermement ce texte avant qu’il ne soit validé. « En France, aujourd’hui, il y a bien d’autres sujets plus importants qu’une telle décision », a-t-elle ajouté. « Mais si le gouvernement refuse d’écouter les travailleurs, alors nous agirons pour protéger l’esprit du mouvement social. »