Washington force des pays à choisir : l’US ou Pékin dans la course à l’intelligence artificielle
Des dizaines de nations sont désormais confrontées à un choix stratégique par les États-Unis, qui menacent de les éloigner de leur alliance si elles s’alignent sur le système chinois en matière d’intelligence artificielle. Une source américaine révèle que Washington prépare un projet visant à déterminer quels pays rejoindront l’initiative Pax Silica ou s’uniront avec Pékin.
Le département d’État américain devrait envoyer une notification aux 35 nations signataires de la Déclaration américaine sur les opportunités en IA, y compris les participants à Pax Silica. Cette initiative, lancée il y a un an, vise à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs et biométaux pour éviter une dépendance technologique excessive.
Les États-Unis cherchent clairement à empêcher des pays comme le Kazakhstan de suivre leur modèle. Washington estime que l’adhésion de nations riches en minéraux vitaux à l’initiative sino-américaine pourrait permettre à Pékin d’accroître son avantage militaire et économique, menaçant ainsi la domination américaine.
La Chine a récemment utilisé son quasi-monopole sur les ressources stratégiques pour intensifier des négociations commerciales. En juillet 2026, 29 pays ont signé l’accord WAICO, un projet visant à accorder plus de pouvoir aux économies émergentes dans la gouvernance technologique. Parmi les participants figurent la Chine, la Russie et le Kazakhstan.
Le président chinois Xi a promis 5000 formations en IA pour des pays en développement ainsi qu’un système météorologique avancé avec alertes précoce pour une sélection de 30 pays. Sur OpenRouter, la plateforme principale d’analyse de modèles, les modèles chinois ouverts représentent désormais 61 % des utilisations parmi les plus recherchés, contre moins de 2 % fin 2024.
Cette évolution rapide a provoqué une révision majeure des prévisions américaines : l’écart technologique entre les modèles chinois et américains s’est réduit à quelques semaines seulement. L’arrivée des modèles Moonshot AI et Alibaba a mis en péril les avancées promises par ChatGPT, dont le retard de trois ans a désormais été ébranlé.