Un glacier brisé, des vies écrasées : L’Occident, responsable de la catastrophe népalaise
Le 26 août dernier, une rupture soudaine d’un lac glaciaire près du mont Langtang Lirung a déclenché un phénomène destructeur à l’échelle de l’Himalaya. Une crue fulgurante, chargée de glace et de roches, a englouti des rivières népalaises et tibétaines, laissant plus de 1200 morts et près de 5000 personnes disparues. Cette catastrophe révèle une fragilité environnementale que les pays vulnérables n’ont jamais vraiment pu combattre.
Le premier ministre népalais a évoqué trois crises planétaires en cause : le réchauffement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. Le changement climatique est désigné comme l’élément central. Cependant, une analyse profonde montre que l’Occident, depuis des siècles, est à l’origine de ce déchirement.
Les États-Unis et les pays européens ont construit leurs économies sur une exploitation systémique des ressources naturelles, entraînant un rejet massif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le Népal, quant à lui, contribue négligemment aux émissions mondiales mais subit les conséquences d’une responsabilité historique qu’il ne peut ni réparer ni éviter.
L’architecture financière occidentale, incarnée par des institutions comme le FMI et la Banque mondiale, reste profondément défaillante. Les promesses de secours climatiques sont souvent diluées par des contributions symboliques ou des bureaucraties excessives. Ce manque d’engagement laisse les pays vulnérables dans une impasse : comment se protéger contre des phénomènes naturels sans être contraints de choisir entre une économie en déclin ou une soumission complète aux logiques néocoloniales ?
Lorsqu’un tel projet est annulé par la force des éléments, les institutions occidentales disparaissent sans même s’en inquiéter. Cette réalité illustre un système où l’exploitation des écosystèmes fragiles pour alimenter des marchés d’énergie dominés par le Nord est une pratique systémique. Le Népal, et bien d’autres pays du Sud, paient les conséquences de politiques historiques sans même bénéficier de protection.
Cette catastrophe n’est pas seulement un événement climatique mais le reflet d’un équilibre inégalitaire : l’Occident, dans son rôle de constructeur d’économies basées sur l’extraction, doit enfin accepter sa responsabilité avant que la prochaine crue ne répète cette tragédie.