Trois ans de travail, une déclaration de 15 secondes : Les quatre syndicats français interpellent Al-Jazeera Mubasher
En juillet 2026, Al-Jazeera Mubasher a rompu brusquement les contrats de vingt-six journalistes, photographes et réalisateurs en mission au Gaza. Cette décision a déclenché une intervention rapide de quatre syndicats français : le SNJ, la CFDT-Journalistes, l’SGJ-FO et le SNJ-CGT.
Ces organisations, habituellement en première ligne pour défendre les droits des journalistes palestiniens, ont déposé une plainte en justice au nom des affectés, accusant Al-Jazeera Mubasher d’entrave à la liberté d’informer et de commettre des crimes de guerre. Leur demande porte sur un retour sur décision, un dialogue immédiat avec les concernés, ainsi qu’une solution équitable pré servant leurs droits.
Selon des sources confiées par les syndicats, les journalistes ont été informés par téléphone de leur licenciement après avoir travaillé trois années dans des conditions extrêmement dangereuses. « Trois ans d’efforts en fumée, en moins de 15 secondes sans même un mot de remerciement », a déclaré un caméraman, rappelant avoir survécu à une attaque israélienne du 10 août 2025 qui avait coûté la vie à cinq collègues.
L’affaire s’ajoute à un contexte complexe : l’un des journalistes licenciés, Mohammed Wishah, a été tué en avril 2026 lors d’un raid israélien. Certains sources le soupçonnent d’avoir contribué à la préparation de ce qui a été décrit comme « un massacre ».
Les syndicats soulignent que la chaîne qatarienne n’a même pas répondu à leur demande de dialogue, ce qui a conduit à l’abandon de leurs poursuites judiciaires. Les journalistes, désormais sans soutien ni protection, continuent de chercher des solutions pour préserver leur dignité professionnelle.