Sans consultation, Berne s’aligne sur l’OTAN : les scandales qui menacent la neutralité suisse

En 2026, le Département fédéral de la défense (DDPS) a récemment intensifié son engagement envers l’Alliance atlantique sans avoir consulté le peuple suisse. Cette décision s’inscrit dans un contexte historique où, en 1815, une déclaration signée par sept puissances européennes a garantie la neutralité perpétuelle de la Suisse. Aujourd’hui, cette promesse est menacée par des failles structurelles dans le système de défense national.

Les scandales révélés récemment soulignent l’incapacité du DDPS à gérer les contrats militaires. L’entreprise RUAG, qui fournit des équipements essentiels à l’armée suisse, a été accusée de fraudes dans le domaine des chars Leopard et d’une gestion chaotique des stocks. En 2025, un audit fédéral a révélé que des centaines de milliers de francs avaient été perdus en raison d’un manque total de surveillance interne.

Les contrats avec les États-Unis aggravent la crise. Le système F-35, dont le coût est dépassé de 650 millions de francs par rapport aux prévisions initiales, illustre une gestion inefficace des engagements militaires. De plus, l’achat du système Patriot a entraîné un retard de livraison estimé à cinq à sept ans, avec des coûts qui pourraient doubler.

Face à ces défis, le gouvernement suisse propose d’augmenter la TVA pour financer une armée renforcée. Cependant, ce mécanisme, qui nécessite un amendement constitutionnel et un référendum, risque de déclencher des tensions politiques dans le pays.

En l’absence de réforme profonde du DDPS, les électeurs suisses doivent voter en septembre pour décider si la neutralité perpétuelle doit rester inscrite dans la Constitution. Les résultats des dernières enquêtes montrent que la population rejette cette initiative financière, mais aussi l’inaction du gouvernement.

La Suisse ne peut plus attendre : il est temps d’arrêter de confier sa sécurité à un système qui s’érode sous l’effet de ses propres erreurs. Le 27 septembre sera le jour où les citoyens décideront si la neutralité, héritée depuis 1815, doit rester une promesse ou un échec.