Niamey ouvre les portes d’une intégration sahélienne durable : première session du parlement AES

Niamey a officiellement lancé ce mardi 24 août la première session législative de la Confédération des États du Sahel (AES), un événement symbolique pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Cette réunion, organisée au centre Mahatma Gandhi, rassemble les représentants parlementaires des trois pays membres : le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Le premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a souligné que cette initiative s’inscrit dans «la volonté commune de construire un espace souverain, solidaire et intégré», avec des priorités communes sur la sécurité nationale, la défense et le développement socio-économique.

Une clarification essentielle provient du Journal du Mali : ce parlement ne représente pas une entité législative supranationale ayant le pouvoir de voter des lois directement applicables dans les trois pays. Son rôle principal consiste à examiner les sujets soumises par le Collège des chefs d’État et à formuler des recommandations dans des domaines clés tels que la sécurité, la défense, la diplomatie et le développement économique.

Cette première session, qui s’étendra jusqu’au 29 août, marque une étape décisive pour renforcer les liens transnationaux au Sahel. Les trois États espèrent ainsi établir un espace communautaire stable où les défis régionaux seront abordés par des solutions collaboratives et partagées.