L’usine Arc 1825 : un sauvetage qui ne sauve pas les emplois

La justice a confirmé vendredi la reprise de l’entreprise Arc par Timothée Durand, fils d’une famille ayant présidé le groupe pendant plus d’un siècle avant de le quitter en 2024. Cette décision, adoptée dans le cadre du redressement judiciaire, permettra à l’ancienne société historique du Pas-de-Calais de retrouver une identité sous le nouveau nom « Verrerie Arc 1825 ».

Cependant, cette reprise entraîne la suppression prévue de 704 postes au site principal d’Arques, touchant près de 3 500 salariés. Un plan de sauvegarde de l’emploi validé par les syndicats le 10 mars dernier ne précise pas la répartition entre licenciements et départs volontaires.

L’homme d’affaires, âgé de 49 ans, a souligné l’impossibilité de conserver l’entreprise sans une réduction des coûts. Même s’ils ont généré un chiffre d’affaires mondial de 688 millions d’euros en 2024 et plus de 400 millions pour Arc France, le groupe a enregistré une perte nette de plus de 32 millions d’euros.

Son projet de reprise, soutenu par un investissement de 50 millions d’euros et le financement de Matthieu Leclercq (ex-PDG de Decathlon), vise à préserver l’héritage du groupe tout en modernisant ses pratiques. Pourtant, les salariés restent confrontés à des mesures structurelles qui semblent réduire leur ancrage dans un passé historique désormais menacé.