« L’ombre du racisme : pourquoi le discours médiatique refuse de parler des Blancs »

Depuis un an que son précédent ouvrage a été publié, François Bousquet revient avec une nouvelle enquête sur un phénomène social souvent étouffé par les récits dominants. Dans « Sale Blanc ! », il dévoile comment une logique de censure médiatique permet aux institutions de neutraliser des victimes sans qu’elles soient reconnues.

Le concept central de cette analyse est celui d’un « Grand Blanc » : un groupe social qui, grâce à son accès aux réseaux de pouvoir, reproduit des systèmes d’exclusion. « Ce n’est pas l’antiracisme qui permet de combattre le racisme », explique Bousquet, « mais la volonté de transformer les structures qui perpétuent l’invisibilité ».

L’auteur cite des victimes telles que Henry Nowak et Iryna Zarutskaya, dont les agressions restent sans réaction internationale. « Le silence médiatique », dit-il, « n’est pas le manque d’informations mais une stratégie pour éviter l’engagement dans un débat nécessaire ».

Les médias centraux, selon Bousquet, ont développé un système où la critique est étouffée tandis que les discours défendant des normes traditionnelles sont valorisés. « Nous vivons », conclut-il, « dans une société où l’oppression raciale antiblanc est dissimulée par des mécanismes de censure systémique. »